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La Bonne Amie

La Bonne Amie (suite10)  (La Bonne Amie) posté le samedi 11 octobre 2008 11:29

Quand j'ai émergé de mon demi-sommeil, nous étions déjà arrivés chez Thomas. Sa mère m'a prise dans ses bras et a collé, sur chacune de mes joues, un gros baiser humide. Elle était heureuse de me voir. La soeur de Thomas devait arriver à 13h30. Cela nous a laissé le temps de manger. A la fin du repas, j'ai voulu proposer mon aide pour débarasser mais se mère me l'a interdit. J'ai donc profité de la situation et j'ai regardé Thomas s'occupait des corvées pendant que j'étais confortablement assise sur ma chaise.

Une fois le nettoyage fini, nous avons laissé sa mère seule et nous sommes partis dans sa chambre. Je n'y étais pas allée depuis longtemps et pourtant, elle me semblait toujours autant familière. Les murs étaient toujours blancs et le parquet toujours foncés, et les rideaux, lampadaires et lits toujours dans un verre éméraude qu'affectionnait beaucoup mon meilleur ami. Au mur il avait collé une multitude de photos qui, vu de loin, formaient une immense vague noire et blanche. Il avait mis un an à réunir les photos et à la créer et le résultat était des plus sympathiques. Sa chambre était extrémement bien rangée. Thomas s'est approché de la téléviosion, l'a allumée ainsi que la console et il m'a tendu une des manettes. Nous avons joué à peine une demi-heure. Sa mère nous a appelé ce qui tombait bien, Thomas perdait et en devenait désagréable.

 

J'ai couru dans les escaliers, Thomas me suivait d'ue démarche non chalante, les mains dans les poches, il soufflait, il aurait ajouté un "putain fait chier ! ", je n'aurais même pas été étonnée. Sa soeur venait d'arriver. Elle avait les cheveux détachés qui tombaient avec beaucoup d'élégance dans son dos, une jupe violine était caché par son manetau en velours bleu foncé, il avait de gros boutons blancs pour le fermer. Elle portait un béret de la couleur des boutons, et des chaussures vernis qui remontaient jusque ses chevilles. Elle ressemblait beaucoup à son frère : elle était belle, d'une allure imposante et arrogante, et elle était habillée dans son propre style qui lui allait à ravir. On l'a laissée se dévêtir avant de lui dire tour à tour bonjour. Elle ne semblait pas surprise de me voir, elle avait été prévenue par sa mère que je restais pour la voir ce week-end. Elle en semblait ravie contrairement à Thomas qui l'a prévint que j'étais plus son amie à lui que celle de sa soeur, ce qui a entrainé une chamaillerie. C'était assez valorisant de les voir se battre pour savoir qui je préférais. Nous sommes tous les trois retournés dans la chambre de Thomas.

Dans l'après-midi, Thomas a reçu un appel, il a parlé une longue demi-heure en laissant le jeu en pause. Il nous souriant avec amour alors que nous attendions dans le silence le plus total que Môssieur daigne reprendre le jeu. Lorsqu'il a enfin raccroché, il s'est levé, a mis son téléphone dans sa poche et nous a regardé en riant.

" Vous allez me tuer... Je dois partir ! "

Sa soeur a pris un oreiller et lui a jeté dessus avec violence en hurlant que c'était un fumier. Evidemment Thomas a réussi à l'éviter et nous l'a renvoyé avec autant de force. Sa s'est jeté sur lui, mais elle était trop légére, il n'a pas eu trop de mal à la repoer sur le lit, je lui ai donc prêté mon aide. Nous nous sommes battus quelques minutes avec les oreillers, se tapant avec bonne humeur dessus jusqu'à ce que Thomas ait trouvé le moyen de nous bloquer et de fuir comme un lache. Ce qui était dans sa nature, toutes les femmes qu'il avait connues, ce garçon courageux les avaient jetées soit par sms, soit par email. En fait, Thomas est un beau salaud mais c'est aussi mon meilleur ami alors je l'aime quand même. Mais il n'a vraiment pas de coeur avec la gente féminine, ce n'est peut être pas un mal que sa pouf l'ait abandonné.

Bref, sa soeur et moi étions assises comme deux connes sur son lit avec la télévision qui nous montrait un écran noir où luisaient de lmagnifiques lettres jaunes qui formait le mot "PAUSE". J'ai fini par demander ce qu'on pouvait bien faire pour tuer le temps, elle ne m'a pas répondu. La dernière fois que nous avons été seules toutes les deux, nous avions une dizaine d'années, nos conversations n'étaient alors que jeux d'enfant. A ce moment là, je cherchais en vain un sujet de conversation potable. Un silence pesant s'est installé, je regardais mes doigts, mes pensées voyageait d'un théme à l'autre sans parvenir à y rester. Elle a tout de même fini par me demander depuis combien de temps je cotoyais son imbécile de frère. Alors je lui ai raconté ma solitude au collége quand elle est partie, et j'ai continué jusque les années au lycée. Elle m'a raconté ce qu'elle avait dû subir et ses petites anecdotes qu'elle a vécu auprès de son père. Nous étions enfin en train de discuter. La glace n'était pas si dur à briser en fait.

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La Bonne Amie (suite11)  (La Bonne Amie) posté le vendredi 07 novembre 2008 19:43

A son retour, Thomas était accompagné. Il expliquait à son interlocuteur que sa soeur et l'amie d'enfance de sa soeur étaient là pour le week-end. Dire que cinq minutes auparavant j'étais sa "meilleure amie" et maintenant j'étais l'amie d'enfance de sa soeur, ce garçon est sans coeur. Il a ouvert la porte et est entré, il a ralé en voyant la console encore allumée. Etienne le suivait, écharpe noir, sac de cuir rapiécé, cheveux emmêlés, il avait l'air surpris de me voir. Thomas a ri en s'excusant de ne pas l'avoir prévenu que j'étais l'amie d'enfance en question. Il lui a ensuite présenté sa soeur, installé des oreillers par terre et ils se sont tous deux installés à nos pieds, ce qui était assez valorisant, j'a toujours rêvé de voir un homme à mes pieds, alors deux.

Nous avons passé l'après-midi assis à discuter de tout et de rien, on refaisait le monde en mangeant quelques sucreries, on s'inventait un royaume merveilleux. Ca nous semblait important, délassant, on s'évadait tous ensemble loin de notre réalité. Le seul défaut dans ces conversations était mon manque flagrant de cultur et d'ides, Thomas me taquinait gentiment pour rectifier mes erreurs et je boudais par amusement. Il se faisait toujours pardonner par un baiser claquant sur ma joue. Je ne pensais plus à mes soucis si puérils, j'étais vraiment bien, presque complétement heureuse. Je n'avais pas envie que ça se termine.

Vers 19h00, Thomas a insisté pour qu'Etienne reste avec nous. Moi, je dormais sur place alors la question ne se posait même pas. Nous étions seuls pour la soirée, la mère de Thomas travaillait de nuit à l'hôpital, alors une personne de plus ou de moins n'allait pas la déranger. Etienne, au départ peu enthousiaste, a fini par accepter. On a décidé de regarder un film, le tout était alors de choisir quel genre de film. Les deux frangins avaient envie d'une comédie grotesque pour se détendre totalement, personellement j'avais envie de quelque chose de plus fin et apparemment je n'étais pas la seule car Etienne a appuyé mon refus face aux comédies fades qu'ils nous proposaient. Sa soeur a fini par proposer un film romantique, Thomas a fait semblant de mourir en entendant la proposition et moi j'avais déjà eu mon compte d'histoire d'amour en ce moment. Alors finalement on a fini par ne rien regarder du tout, on est resté asssis à farfouiller dans les piles de DvD, et dans le programme télé, en quête d'une sorte de graal télévisuel que nous n'avons jamais trouvé.

Plus tard dans la soirée, Thomas a pensé que sortir serait sans doute une activité beaucoup plus amusante. J'ai directement bondi sur la proposition, il a un peu fallu secouer les deux autres mais en quelques minutes nous avions déjà quitté l'habitat de mes amis. Etienne nous a ammené à sa voiture, elle était très inconfortable et assez vieille, mais elle roulait et c'est tout ce dont on avait besoin. Les sièges étaient dans une espèces de moquette qui irritait, il y faisait froid, à la vitre il y avait un petit sapin jaune qui pendait, et un petit nounours était accroché au dessus de la boîte à gant. Etienne et Thomas était à l'avant, mon amie et moi à l'arrière enroulé dans une des couvertures qui trainaient sur la banquette.

On est parti dans le centre-ville, il était bondé comme toujours. On pouvait y croiser des couples qui se tenaient tendrement la main, des groupes de jeunes avec certains plus ivres tenus par les autres, et des gens seuls rentrant chez eux les mains dans les poches. Etienne s'est garé sur la première place libre qu'il a vu. On est sorti de la voiture. Je me suis étirée manquant de frapper le blondinet. On a marché, j'avais la tête enfoncée dans mon manteau àcause du vent. Etienne a retiré sa belle écharpe noire et m'a stoppé. Thomas et sa soeur continuait tranquillement leur route. Etienne s'est tourné vers moi et m'a noué son écharpe autour du cou, j'avais les joues rouges, était-ce dû au vent glacial ? Je ne savais pas trop. Son écharpe sentait le parfum bon marché, l'odeur piquait un peu les narines, respirée à plein poumons, elle devait écoeurante, et pourtant je l'aimais bien. Je lui ai fait un grand sourire et je m'apprêtais à le remercier quand Thomas, bien loin devant, nous a appelés :

" He ! vous deux ! Magnez-vous bon sang !

- on arrive..." a répondu Etienne avant de repartir dans leur direction en pressant son pas. Je l'ai suivi doucement, en positionnement bien l'écharpe devant mon nez, et j'ai pris mon temps, de toute manière ils m'attendaient.

 

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La Bonne Amie (suite12)  (La Bonne Amie) posté le vendredi 21 novembre 2008 23:18

Ils m'attendaient devant un café qui paraissaient plein à craquer. La façade était verte foncée, le nom du bar était illisible, la salle avait l'air sombre et la musique résonnait jusqu'à nous.

" on entre ? " a proposé Thomas. Et comme personne ne lui a répondu, il a poussé la porte.

A l'intérieur il y avait effectivement de nombreuses personnes âgés de 16 à 25 ans. Ils étaient pour la plupart debouts, en train de danser, discuter et boire. Au loin, entre les gens, j'ai apperçu une table libre, ce quiétait presque un exploit. J'ai esquivé tous les couples, tous les groupes et sans réellement comprendre comment, je me suis assise sur une des chaises de cette table. Les trois autres m'ont vite rejoint. Thomas a demandé ce que l'on désirait boire. On lui a passé une petite commande qu'il est parti chercher en compagnie d'Etienne.

" ça fait longtemps que je ne suis pas allée dans un bar...

- De même, ai je répondu à la soeur de Thomas, En même temps je sors toujours avec ton frère et depuis qu'il était avec sa copine...

- Sa copine ?! m'a-t-elle demandé surprise

- ben oui... elle vient de le lacher, elle sait pas ce qu'elle perd

- mais elle sait ce qu'elle y gagne".

j'ai ri de bon coeur. Elle avait gardé son esprit espiègle et taquin envers son frère. C'est à ce moment que les deux hommes ont refait leur apparition en tenant chacun deux verres à la main. Thomas s'est assis à ma droite, Etienne était pratiquement en face de moi.

la musique était entrainante. J'avais envie de me trémousser, je secouais mon pied au rythme de la basse, ce qui n'amusait pas Thomas car sans le vouloir je lui infligeais une torture dans les tibias. Sa soeur en revanche avait compris mon envie et m'a pris la main pour m'emmener sur ce quir essemblait à une piste, en fait ils avaient décalé les tables pour faire de l'espace. On s'est retrouvé au milieu des inconnus, on a commencé à se trémousser, se déhancher. Petit à petit on a perdu le contrôle de nos corps, on a rejoint la masse en mouvement, nous étions devenus une sorte d'invoqueurs d'antan, bougeant au rythme d'une prière d'autrefois.

Malheureusement comme souvent dans ce genre de moment, quand j'ai repris légérement conscience, j'étais seule, j'avais perdu ma cavalière. J'ai cherché son regard dans la foule mais tout ce que j'ai vu, à 15mètres de moi, c'était une Annabelle en mini-jupe et haut talons. Je me suis littéralement statufié. Elle avait une espèce de jupe rouge en plastique, avec des bottes noires et un débardeur blanc, elle paraissait extrémement vulgaire. J'étais tellement choqué que je ne faisais même pas attention à ce qui se passait autour de moi, jusqu'à ce que la foule en me bousculant me fasse heurter un mur. Je caressais doucement mon dos pour me remettre de la douleur, mon regard a alors été attiré par un couple à ma droite. Le jeune homme et la demoiselle ne faisaient pas attention à moi, ils étaient trop occupés à s'avaler mutuellement la langue de façon ostentatoire et surtout bruyante. C'était des plus écoeurant, je me demandais comment ils réussissaient à ne pas avoir de haut de coeur, question à laquelle je n'ai jamais hélas obtenu de réponse. J'ai alors quitté ce mur et j'ai retrouvé la table où mes amis étaient assis.

" T'étais où ? a demandé Thomas, on t'a perdu de vue à un moment.

- Là bas, près du mur à côtè du couple."

Sa soeur était revenue depuis un moment, elle a regardé dans la direction que j'ai pointé et lorsqu'elle a vu les amoureux elle s'est exclamée :

" trop mignon !

- tu m'expliqueras en quoi, ai-je commenté

- Regardent comment ils s'embrassent et se tiennent la taille, a-t-elle répondu en les regardant avec envie, ils sont vraiment attachés l'un à l'autre.

- ah ça oui ! Pas de doute ! Ils ont même leur bouche greffée l'un à l'autre, à croire qu'ils sont obligés de s'avaler pour leur survie.

- C'est ta vision d'un baiser langoureux ? m'a alors demandé Etienne de sa voix grave, comme le fait d'avaler son partenaire ?

- Si un baiser langoureux consiste à visiter les amygdales de son copain , alors oui, ce doit sans doute être ma vision des choses... "

Thomas a explosé de rire, il trouvait ma vision du baiser particulièrement comique et romantique, et il insistait lourdement sur ce dernier point. Apparemment j'étais la seule à ne voir la dedans qu'un mélimélo de bave sans réel sentiment. Le débat s'attardait un peu jusqu'à ce que Thomas ait décidé d'y mettre fin de manière rude et brutal.

" de toute manière, a-t-il dit, tu parles de ce que tu ne risque pas de connaître vu ton caractère borné ! ".

Il y a eu un gros blanc. Mon coeur venait de se briser en mille morceaux. Etienne paraissait géné. La soeur de Thomas m'a regardé et m'a demandé, avec hésitation, si je n'avais jamais eu de premier baiser. Je n'ai pas répondu, c'est Thomas qui l'a fait, il a enfoncé le poignard dans ma plaie déjà béante, racontant au apssage mes tentatives infructueuses de trouver l'âme soeur, mes petits béguins dramatiques, et mes histoires qui n'ont jamais démarré. J'avais envie de disparaitre, de m'enfouir dans les profondeurs de la terre. Le plus déplaisant était qu'il gardait une petite voix enjouée comme s'il s'agissait d'une vilaine petite blague presque innoffensive. Je ne voulais pas montrer ma peine, alors j'ai souri tristement. Etienne m'a renvoyé ce sourire peiné, avec dans les yeux une lueur de compassion.

...

 

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la Bonne amie (suite 13 du vendredi 13...)  (La Bonne Amie) posté le vendredi 13 février 2009 15:22

Le reste de la soirée je l'ai passée assise sur ma chaise en ignorant Thomas. Il a bien tenté de me parler mais je ne sais pas pourquoi au bouc d'une trentaine de tentatives, il a soufflé et a emmené sa soeur danser. Je n'ai pas su desserrer les dents. Les gens autour de moi s'en allaient petit à petit, je devais dégager des énergies négatives. Seul Etienne restait avec un sourire mélancolique, ses lunettes au bout du nez et un mutisme parfait.

Au loin, j'ai vu une des filles de ma classe avec qui trainait Annabelle depuis notre dispute, enfin si on pouvait appeler ça une dispute. La fille en question m'a fait plusieurs fois de suite un petit coucou de la main. Je n'avais pas envie de lui répondre alors comme pour Thomas, je l'ai ignoré, feignant de trouver quelque chose de captivant à l'opposé d'elle. J'étais en colère, et très déçue. Dans la même semaine, voire journée, j'avais réussi à me mettre à dos mes deux meilleurs amis sans avoir rien fait. A croire qu'ils s'étaient concertés pour me pourrir la vie. J'ai fini par quitté la table, j'ai quitté la salle, quitté le café. J'étais dehors, il faisait frais, le vent était doux.

J'ai avancé jusqu'à un petit banc public près d'un parc. Je me suis allongée dessus, j'ai scruté le ciel. Il était d'un noir profond, sans étoile, entiérement vide. Seule la lune parvenait à se montrer dans ce ciel sombre. Je respirais doucement, mon énervement tombait calmement. Je n'avais plus réellement conscience du temps et de ce qui se passait autour de moi. La seule chose que je sentais c'était le froid qui s'installait peu à peu en moi. j'ai fini par me frotter les yeux, comme lorsque je me réveillais. Je suis retournée près du café, ils devaient sans doute s'inquiéter.

Thomas était devant la porte du bar, il regardait frénétiquement de gauche à droite. Je suis restée dans l'ombre, il ne me voyait pas encore. Je n'avais pas réellement envie de le rejoindre, mais je me sentais trop fatiguée pour jouer à cache-cache, et puis c'est lui qui me logeait pour la nuit, et mes affaires étaient encore à l'intérieur, alors j'ai avancé vers la lumière. Il a soufflé de soulagement en m'appercevant. Il voulait me dire quelque chose, ça se voyait mais il n'osait plus, sans doute avait-il peur d'un autre échec. Sa soeur et son ami nous ont rejoint. Etienne portait mon manteau ainsi que mon sac, il me les a tendu, et m'a même aidée à me rhabiller. Thomas lui retenait sa soeur qui semblait très joyeuse. On est retournée à la voiture, Etienne nous a déposé chez Thomas. Une fois dans le salon, j'ai remarqué que son écherpe était encore autour de mon cou.

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la Bonne amie (suite 14)  (La Bonne Amie) posté le vendredi 13 février 2009 15:43

Le lendemain, je suis vite rentrée chez moi, j'avais des devoirs, je n'étais pas brillante certes mais je tenais à rester sérieuse dans mon travail. Et je ne tenais pas particulièrement à rester aurpès de Thomas. Certes c'était puéril, mais je ne pouvais pas réagir autrement. Il a bien tenté de me retenir mais j'ai une volonté de faire, je suis têtue pire qu'un âne.

La journée est tout de même passée bien vite. En fin de compte je n'avais pas fait grand chose de ma journée. Je suis restée devant mon cahier sans réussir à apprendre quoi que ce soit. D'habitude, cet imbécile de meilleur ami venait chez moi et m'aider à sa façon. Je soupirais d'exaspération, je ne voulais pas le voir aujourd'hui et d'un autre côtè je me traitais d'idiote de lui en vouloir comme ça. Mes yeux vagabondaient de meuble en meuble, ils ont fini par s'arrêter sur mon sac d'où dépassait l'écharpe d'Etienne. Par frustration et colère envers moi même, j'ai ramassé l'écharpe, je l'ai claquée avec férocité dans le sac qui a volé dans le fin fond de ma chambre. Je ne devais plus me distraire mon travail d'histoire m'attendait.

Lundi je suis arrivée à mon cours fière de moi, j'avais réussi à finir mon devoir comme il fallait. Par chance, on arrétait d'étudier la mondialisation, maintenant on avait droit à la seconde guerre mondiale. Pas des plus palpitants, depuis le temps qu'on nous la servait, tout ça sentait le réchauffer. Enfin entre mondialisation et seconde guerre mondiale, je préfére quand même... sécher. Mais là j'étais prisionnère, alors tout comme les héroïnes antiques, j'ai subi en silence l'épreuve, mais c'est avec empressement que j'ai fui à la sonnerie.

L'après-midi , je devais avoir cours d'anglais sans doute. L'heure avait été déplacée au vendredi soir à cause de l'absence d'un professeur, ou quelque chose dans le même genre. En fait je n'étais au courant de rien et j'ai suivi le troupeau comme d'habitude. Je me suis assise à ma place habituelle. Grégoire et son pote sont arrivés quelques minutes après moi. Contrairement aux autres jours, il ne m'a pas salué, il s'est assis sans se retourner. Ca m'a surprise mais je ne m'en suis pas formalisée, depuis le temps que j'attendais qu'il me lache.

Pendant tout le cours, je me suis amusée à colorier les petits carrés encore vierge de ma feuille. Je formais de magnifiques vagues bleues et blanches avec mon stylo plume. J'ai même pu ajouté du vert en fouillant dans ma trousse. C'était une véritable oeuvre d'art. J'avais l'impression que la salle était en pause. Chacun était collé contre sa table, captivé par le texte et la voix du prof sans doute. Moi je scrutais ma feuille et mes carrés. J'étais obnubilée par mes carrés. Je ne pensais plus, je coloriais.

La sonnerie a retenti, j'ai sursauté. Je suis revenue à la réalité. Mes soucis sont revenus aussi me poussant à claquer ma tête sur la table. Même si j'avoue ne pas l'avoir fait de mon plein grè, c'était invonlontaire. J'ai laissé ma joue sur la paroi froide de la table, ensuite j'ai repris mes esprits, j'ai rangé mes affaires et je suis sortie. Devant la porte Anabelle m'attendait.


J'avoue sans honte et sans vergogne que la suite sera la fin et que je ne la publierai pas aujourd'hui...

Elle sera là pour le 21 février (ça me laisse du temps pour décider qui prendra la suite dans mes fictions... et quel titre choisir)

Neige

 

@plaisance : je l'arrête parce que la prochaine suite sera la fin de l'histoire, après j'en mets une nouvelle. C'est pas un arrêt comme ça, c'est un arrêt, fin parce que ben ce sera la fin ^^. (j'espère que tu me comprends)

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